Concevoir et construire un accord suppose que les parties
se sentent écoutées et comprises

Le conflit survient le plus souvent après des non-dits ou des mal dits et une accumulation de rancœurs et de ressentiments.

La Médiation est un mode amiable de règlement des conflits. Il s’agit d’un processus structuré et collaboratif par lequel les parties conviennent librement, avec l’aide d’un tiers spécialement formé, neutre, impartial, indépendant, au moyen d’entretiens confidentiels, séparés ou communs, en présence ou non de leur avocat, de régler leurs différends.

Le médiateur est choisi par les parties. Si c’est dans le cadre d’un procès, il est désigné par le juge saisi du litige, avec leur accord.

La médiation a pour objectif de conduire les personnes – grâce à la présence active d’un tiers médiateur et la mise en évidence des intérêts et besoins de chacun (l’identification des besoins est essentielle en médiation) – à prendre, en toute responsabilité, des décisions raisonnées et mutuellement satisfaisantes, facilitant la prévention des différends ou la sortie de crise. La médiation tend à une meilleure compréhension mutuelle.

Les objectifs de la médiation doivent être clairement explicités et donc compris par l’ensemble des participants au processus.

Les trois principes essentiels en médiation sont :

  • La liberté : d’aller en médiation, d’interrompre ou de poursuivre la médiation tout au long du processus,
  • La confidentialité : des échanges qui permet de créer la confiance générant un dialogue constructif avec une liberté de parole dans un cadre sécurisé, avec cette précision que les propos tenus en médiation ne peuvent être utilisés dans aucune instance judiciaire,
  • La responsabilité des personnes qui sont amenées à collaborer pour rechercher des solutions leur permettant d’anticiper ou de sortir d’une crise.

Quand et pourquoi aller en Médiation ?

La médiation permet d’aider les personnes en conflit.

Elle offre un cadre spécifique pour renouer la communication ou la faciliter, avec l’aide d’un tiers pour recréer du dialogue et rechercher des solutions acceptables pour les deux parties.

Ce dialogue retrouvé, hors procès, permet surtout d’éviter d’étendre le conflit à l’environnement immédiat, familial professionnel, amical et ainsi, d’éviter de placer l’entourage et principalement les enfants, en conflit de loyauté.

Pour sortir réellement du conflit, chacun doit se sentir restauré dans sa juste place. Du moins, celle qu’il ressent comme telle.

Cela suppose qu’il l’exprime, qu’on l’écoute et qu’il se sente compris. C’est l’importance du cadre de la médiation, en présence de professionnels spécialement attentifs et formés, dans lequel il va se sentir entendu.

C’est l’apport essentiel de la négociation raisonnée qui permet de travailler non sur les positions de chacun – qui le plus souvent, entraînent des blocages – mais à partir des besoins et préoccupations de chacun.

S’il met un terme au combat judiciaire, le procès devant un tribunal ne permet pas toujours de sortir du conflit. Dans tous les cas, il le fige, en stigmatisant les positions dans des écritures judiciaires et des attestations qui blessent et marquent durablement, car elles restent.

La médiation permet un sentiment de justice, par une justice restaurative.

Alors que le procès entretient l’adversité entre les parties, la médiation favorise l’altérité en se fondant sur le consensualisme.

Tandis que le procès suppose un gagnant et un perdant, la médiation laisse toute sa légitimité à chacun. On dit souvent qu’elle tend à une issue gagnant/gagnant.

Par exemple, en cas de séparation – parfois à l’initiative d’un seul – la nouvelle situation ne peut évoluer favorablement sans que les deux parties n’aient pris le temps de se parler. Si elles ne le font pas, chacun partira de son côté et les tensions rejailliront. La médiation offre un cadre de temps et de lieu, pour que les parties s’expriment en toute confidentialité, en étant soutenues et accompagnées dans leurs préoccupations.

C’est ce dialogue retrouvé qui permet de mettre un terme réellement et profondément au conflit.

Pratiquement :

La médiation peut intervenir en complément de la voie judiciaire, parfois pour réparer. En effet, les décisions prononcées par les Tribunaux apportent rarement toutes les réponses et l’apaisement nécessaires.

Au cours des entretiens menés par le médiateur, les parties abordent chacune à son tour son ressenti et parfois ses torts.

Les explications données dans la confidentialité du processus, vont leur permettre d’obtenir les réponses dont ils ont besoin. La médiation est alors cathartique et cela devient le temps de la reconnaissance de chacun, dans une attitude de compréhension mutuelle, d’ouverture et de   reconstruction.

La médiation permet ainsi de purger le passé en travaillant sur les blessures et les besoins insatisfaits et, en même temps, sur le présent et sur le futur, en posant les bases plus sereines.

La mise en œuvre d’une médiation est d’autant plus efficace qu’elle est rapide et porte ses fruits en quelques entretiens qui peuvent être rapprochés.

La médiation en visio conférence est aussi une pratique qui a fait ses preuves car elle maintient le processus et la qualité d’une médiation en présence, tout en atténuant l’impact des émotions négatives entre les personnes, ce qui la rend particulièrement utile dans les situations de haut conflit. Elle est aussi utile dans les situations de distances géographiques entre les parties.

De plus, par sa rapidité d’organisation, elle très efficace et facile à mettre en œuvre pour les agendas de tous.

Qu’est-ce qu’un médiateur avocat ?

Les médiateurs sont des professionnels spécialement formés qui ont des parcours divers. Le médiateur doit nécessairement faire preuve d’indépendance, d’impartialité, de compétence, de diligence et d’efficacité. Il est soumis à une analyse de pratique.

En tant qu’avocat spécialisé en droit de la famille,  acteur coutumier du conseil et de la négociation depuis plus de 30 ans, j’ai décidé de me former à la médiation et de passer le diplôme. Soumise à une déontologie stricte et à la confidentialité absolue, je peux intervenir en qualité de médiateur dans la résolution d’un différend et je suis agréée par le Centre National de Médiation des Avocats.

C’est une force que d’avoir une expérience et une vision plus complète que n’en ont les médiateurs non juristes qui, méconnaissant le poids du judiciaire pour les parties, passent à côté de leur vécu sur ce plan.

J’interviens parfois en co-médiation, avec un autre médiateur, choisi pour sa compétence et sa complémentarité. Cela donne des regards croisés et peut permettre à chaque partie de trouver davantage de résonance avec l’un ou l’autre des médiateurs, en donnant encore plus le sentiment d’avoir été entendu pleinement. Cela présente aussi comme avantage pour les médiés de les aider à s’extraire de la confrontation directe, marquant que nous sommes dans une coopération.

Les honoraires de médiation – qui ne sont pas plus élevés en cas de co-médiation – sont communiqués lors du premier entretien. 

Qu’est-ce qu’un avocat accompagnateur en médiation ?

En tant qu’avocat en charge de la défense de vos intérêts, nous pouvons envisager un processus de médiation dans lequel je continuerai de vous assister et vous accompagner. Je conseille notamment sur le moment d’une médiation et le choix du médiateur. Je prépare aux réunions, à l’issue desquelles nous faisons un point pour envisager la suite. Je veille également à l’équilibre de l’accord trouvé en médiation.